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Une sacrée partie de plaisir

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On parle beaucoup de minimalisme. De désencombrer l’espace pour mieux en saisir les possibilités. Pour laisser l’esprit vagabonder. S’exprimer. C’est quelque chose qui m’apparaît nécessaire. Vital. Se délester. S’alléger. Libérer le regard pour voir loin. Plus loin. Plus grand.

Mais j’ai envie de faire bifurquer la réflexion. Quelques instants. Pour justement, nous permettre de voir un angle différent. Qui pourrait devenir un complément. J’ai envie qu’on se parle des intentions qui sous-tendent le jeu. De celles qui le portent. De celle que l’on colporte. Parce que nous teintons inévitablement les perceptions de nos enfants grandissants. De cet aspect sacré dont le jeu est affublé. Parce qu’il n’est pas à prendre à la légère. Parce que le jeu chez l’enfant, mérite le respect des grands.

L’été.

L’été est la saison idéale pour s’y pencher. Parce que naturellement la routine est perturbée. Parce que l’appel du dehors résonne bien fort. Parce que la contention du quotidien s’effrite. Se fragilise. Parce que l’été, ça a des arômes de liberté bien ancrées.

L’été est donc cette période de l’année. Celle où, si on s’en donne la peine et le droit, nos enfants peuvent redevenir des enfants. C’est donc la saison idéale pour nous parents, de prendre du recul. D’observer et d’admirer les expressions de leurs besoins et de leur intensité. De les voir devenir un avec leurs environnements. Naturel et humain. Une observation pure, sans intervention. Comme le ferait l’oiseau, du haut de sa branche, silencieusement.

Mettre la table.

Je crois que l’exercice en vaut le tourment. Qu’il peut venir solidifier notre relation parents-enfant. Je crois aussi sincèrement que ces mêmes enfants en ressortiront gagnants. Que les actions qui en découleront viendront renforcir leur confiance en eux, leur force intrinsèque et leur capacité d’adaptation. Qu’elles feront d’eux des individus assez solides pour demeurer fidèles à eux-mêmes toute la vie durant.

On connaît les impacts de la nature chez l’enfant. En fait, chez tout être humain. Une diminution des troubles de santé mentale, des troubles comportements. Un meilleur équilibre personnel. Mais il ne faut pas s’arrêter à l’environnement naturel. L’environnement humain, construit, dans lequel on évolue mérite tout autant notre attention.

Il faut aussi, en tant que parents, que l’on retrouve notre coeur d’enfant. Que l’on raisonne certaines peurs non fondées qui font que l’on restreint nos enfants dans leur liberté. L’écoute du bon sens et de l’instinct oui. Une peur qui nous fait rouler sur les freins, non. Il faut aussi revoir notre relation aux écrans. Évaluer, en fonction de qui nous sommes, l’importance qu’ils prennent dans nos vies. Essayer de voir les impacts que l’on subit aussi. Il n’y a pas de formules magiques. Des essais. Encore des essais.

L’intention première.

Par où commencer. Par comprendre et respecter ce qui nous entoure. Par saisir la présence et la pertinence de ce qui bien souvent est pris pour acquis. Pour inévitable. Pour indélogeable. Le jeu devient sacré quand il est pavé d’intentions. Alors, on s’assoit. On explore. Sans rien forcer. On laisse le temps nous porter. Les événements du quotidien nous inspirer. Des réflexions. Des questions. On vit le moment.

On laisse nos enfants être. Être eux-mêmes ou quiconque ils ont décidé d’imaginer. On met de côté cette idée insensée que nous leur sommes nécessaires. Qu’ils doivent être organisés. Entertainés. On se défait de ce paradigme puissant qu’il faut les distraire. Désennuyés. L’ennui n’est pas un problème, c’est la distraction qui est nuisible. Il n’y a rien de mal à être inconfortable. En fait l’inconfort est un signal que l’on doit apprendre à reconnaître. Un indice personnel qui nous indique qu’il est temps de changer de chemin. De mettre l’imaginaire en marche pour qu’il nous guide vers une nouvelle destination. Quel cadeau de permettre à son enfant, dès le plus jeune âge, de se connaître autant.

Prendre conscience.

Il ne faut rien forcer. Il ne faut pas provoquer les constats. Il faut seulement être présent. Se laisser imprégner et inspirer. De l’environnement. Et, surtout, de nos enfants. Saisir leur potentiel. Cet amalgame parfait qui les compose. Cette dualité d’ordinaire et de spectaculaire qu’ils portent tous et qui les caractérise. Il s’agit de porter attention à ce qui allume leur regard et provoque instantanément des sourires. Tout simplement. L’essentiel ce trouve généralement là.

Il faut arriver à ne pas se laisser emporter par l’anxiété d’un avenir que l’on ne contrôle pas. Par ces nécessités dont nous a bombardées. Il n’y a rien de mal à faire des activités organisées. Mais il y faut trouver un équilibre. Il faut arriver à vivre maintenant. À être présents. Il faut se reconnecter et transcender tout ce qui vient nous gruger.

À cet effet, il faut que l’on comprenne l’idée derrière le potentiel. Celui que l’on a si peur de rater. De ne pas développer. Celui qu’on nous dépeint comme étant une série d’objectifs prescrits qui, feront de notre enfant un adulte heureux et accompli…à condition qu’on lui fournisse tout une série d’outils.

Le potentiel est tout autre. Il n’est pas un objectif à atteindre. Il est là. Ici et maintenant. Le potentiel c’est cette force intrinsèque que nous portons chacun en nous, enfants comme adultes. C’est cette force qui nous propulse à avancer. On peut le développer…mais il ne faut pas s’essouffler à le poursuivre. Au contraire, il faut en nourrir l’essence en priorisant le maintien de l’énergie et reconnaissant les capacités de l’enfant. Et le résultat de tout ça? Un enfant confiant, autonome et en possession de ses moyens. À partir de là, tout est possible!

Concrètement.

Comment transposer toutes nos observations? Comment instaurer le jeu intentionnel dans nos vies de famille? Comment redonner au jeu libre sa nature sacrée dans la vie de tous les jours?

  • épurer les jouets. Sélectionner ceux qui procurent un RÉEL bonheur. Pas que du divertissement. Mais ceux qui stimule la créativité. Ceux qui procurent de la satisfaction. L’univers de l’enfant doit être empreint de cette magie qui transforme le quotidien en souvenirs impérissables.
  • choisir des matériaux sains et des couleurs qui nous ramènent à la nature. Le bois, les fibres naturelles (coton, laine, soie, chanvre, etc) sont de mise.
  • choisir des jouets aux formes simples qui permettent à l’imaginaire de les transformer au gré de la fantaisie de l’enfant. Les temps de jeu chez l’enfant doivent appartenir à l’enfant et non au monde des adultes, préformé et préformaté. C’est une lieu où il doit pouvoir laisser sa fantaisie et son imagination vivre librement.
  • favoriser des activités qui implique les sens. Pour l’extérieur: le jardinage, le camping, les marches en forêt, l’observation du ciel, jouer sous la pluie sont de bons exemples. À l’intérieur: lire en famille près du feu, cuisiner, faire des constructions, jouer de la musique (avec des instruments improvisés c’est top!). Intégrer l’art. Et même les tâches ménagères peuvent devenir un monde féérique à parcourir!

Le jeu chez l’enfant est sacré. Il devrait l’être tout autant chez l’adulte, mais ça on y reviendra. Le jeu est à la fois un canal vers soi, un apprivoisement de l’intimité, et un exutoire à tout ce qui nous entoure et sur lequel on a peu de contrôle. Car on n’aura jamais un entier contrôle sur nos vies, il faut l’admettre. Mais, au beau milieu de tout ça, l’important est d’être conscients, que chaque instant partagé avec nos enfants est une occasion pour nous de créer des souvenirs et pour eux de découvrir la vie un peu plus.

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