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Les pédagogies à la loupe.

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Ouvrir les yeux.

Une fois qu’on a choisi l’école-maison comme route. Que l’on a établi un rythme qui nous va. Du moins pour commencer. Qu’on s’est informé. Sur l’aspect de le légalité. Il faut aussi choisir sa voie. Celle qui nous permettra d’avancer. Rien ne vous empêche de changer en cours de route. De prendre un temps d’arrêt. Pour revoir l’itinéraire. Mais si on veut avancer, il faut choisir une voie de départ. C’est ce que votre pédagogie représente. Je vous en cite ici quelques-unes. Mais encore une fois, faites-vos recherches. Car je ne les ai pas toutes vécues. Ni toutes explorées avec autant d’ardeur.

Le programme officiel du Ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur.

C’est assez simple comme idée. Il s’agit du programme appliqué dans la grande majorité des écoles du réseau public. Et dans les écoles privées. En consultant les ressources, vous aurez des listes explicites pour vous guider. Un chemin déjà tracé. Des progressions d’apprentissage standards. Des listes de vocabulaire par niveau. Des documents d’enseignement approuvés. Des procédures d’évaluation pré-déterminées. Bref, vous aurez une bonne quantité d’outils. Destinés aux enseignants à priori.

L’utilisation de ce programme à son lot d’avantages et d’inconvénients. Comme tout le reste, on s’entend.

  • Il est général. C’est un programme pour les masses. Il n’est pas question d’approches personnalisées. Vous devrez vous adapter si vous voulez vous l’approprier. L’effort en vaudra assurément la chandelle, vous verrez.
  • Il est facilitant. Il est connu des intervenants. Ceux-là même qui travaillent avec la plupart du temps.
  • Vous serez assurés de trouver des ressources faciles à utiliser. En français. Provenant du Québec.
  • Il est aussi adapté à un projet d’école-maison de courte durée. L’enfant sera probablement réconforté de se retrouver dans un projet incluant une certaine continuité.

S’outiller.

Que vous choisissiez ou non cette forme d’école-maison, il est bon d’en être au fait. Parce que c’est le langage des intervenants et des institutions. Leur point de départ dans l’évaluation. C’est un peu comme apprendre une langue. Ça permet de partager et de se rapprocher. Personnellement, j’ai les documents suivants à ma portée. Je les fais imprimer une fois. En début de parcours.

Préscolaire

Primaire

Secondaire

Matériel éducatif

  • Le RÉCIT . Un réseau axé sur l’intégration et le développement des compétences par l’intégration des TIC
  • Le guide de recherche du matériel didactique approuvé

L’école à distance.

Tout est dit dans le nom. J’ai déjà cité cette option. Pour le secondaire. Mais il y a d’autres opportunités. En français. Et une tonne en anglais. Je me contente de vous guider vers les options francophones. Car, entre vous et moi, elles sont faciles à trouver du côté anglophone.

Les avantages et inconvénients. Ils vous diront, encore une foi,s si la formule est pour vous. Ou encore quelle formule choisir. Il faut s’attendre à un enseignement traditionnel. Sans être aligné avec le programme québécois. Évidemment. Vous aurez probablement à faire des conversions. À donner des explications. La routine doit être maintenue. Les évaluations s’enchaînent. Il faut de la constance. Mais tout le matériel est déjà là. Toute la planification est faite. Ne vous reste qu’à accompagner. Ça peut être très intéressant pour certains. Moins pour d’autres.

  • Le CNED, le Centre d’éducation à distance (France). En formule complète ou à la carte. Réglementée ou libre. Avec ou sans tutorat. Il y a un grand nombre de possibles. Il faut s’informer. Les offres varient. Les tarifs aussi. Selon qui vous êtes. Où vous habitez. Ce que vous recherchez. Et informez-vous sur la progression dans le système français avant de choisir. Et sur sa pédagogie. J’aime autant vous avertir!
  • EAD. Enseignement à distance (Belgique). Avec des tarifs familiaux abordables.

Le Unschooling.

Là, on entre dans le vif du sujet. Dans ce qui, à mon avis, est une des plus belles opportunités de l’école-maison. Le façonnage de notre propre pédagogie. Le droit de choisir la formule dont nous rêvions. En fonction des enfants. De nos valeurs de parents. De la vie que l’on veut construire. De ce que l’on veut bâtir. Nous ne sommes pas des unschoolers. Par choix. Mais j’ai un énorme respect pour les parents qui prennent cette option. Car elle est exigeante. Elle n’offre pas d’accalmie. Il faut être à l’écoute. Tout le temps. Attentifs aux moindres détails. Creuser. Fouiller. Remettre nos choix en question. C’est une aventure qui demande de rester sur le qui-vive. Mais qui peut permettre un épanouissement sans pareil. Pour l’enfant. Le parent. Et tout ce qui les entoure.

De ce que j’en comprends. (Vous pouvez me corriger!) Le unschooling est:

  • une formule éducative où l’apprenant est au centre des décisions. Où il est le principal décideur des orientations. En étant accompagné. Plus ou moins intensément. Selon son âge. Ses besoins.
  • une prise de conscience. Que les apprentissages et la vie sont indissociables. Surtout chez l’enfant. Qui a une propention naturelle à apprendre. À suivre ses élans de curiosité. À vouloir comprendre.

Se laisser porter?

Le unschooling n’exige donc pas de planification à long terme serrée. Mais beaucoup d’adaptation. Afin de suivre l’enfant en progression. Et d’être la courroie de transmission. Entre ses acquis et les exigences des évaluateurs. Il faut savoir naviguer dans l’entre-deux. C’est inévitable.

Je vous laisse donc avec quelques pistes de recherche

Ce ne sont que quelques pistes. Parcourez le web. Lisez. Rejoignez des communauté sur Facebook. Et gardez-vous à l’affût. Et bonne découverte!

Thomas Jefferson.

Thomas Jefferson Education. Ou encore Leadership Education. Ou tout simplement Tjed. On parle ici de philosophie éducative. Plutôt que de pédagogie. Basée sur les 7 grands principes suivants qui font office de directives:

thomas-jefferson
Thomas Jefferson 1743-1826
  • L’utilisation d’œuvres classiques. Si possible en version originale et intégrale.
  • L’accompagnement par mentorat plutôt que l’enseignement.
  • La recherche d’inspiration. Par rapport à l’imposition d’exigences.
  • La structure du temps. Plutôt que la gestion des contenus.
  • La recherche de la qualité. Sans exiger le conformisme.
  • La simplicité. En opposition à la complexité.
  • L’exemple parental. L’importance de la formation continue. Et de l’établissement d’un milieu de vie propice au développement des connaissances. Et des aptitudes de tous genres.

Ces principes sont, bien sûr, applicables à différents degrés. Selon l’enfant. Mais surtout la phase d’apprentissage dans lequel il se situe. En voici un aperçu:

  • Le développement global. Ou de base. De 0 à 8 ans. La période parfaite pour les apprentissages par expérience. Dans le quotidien. Et le confort de son environnement immédiat. Avec la famille. Le temps de jouer. De lire des histoires. D’écouter de la musique. De sensibiliser les enfants à l’art. De les impliquer dans les tâches du quotidien. De leurs offrir des occasions d’explorer et découvrir le monde.
  • La découverte de la connaissance. Ou plutôt la découverte de son rôle dans le développement. Et l’acquisition de connaissances. De 8 à 12 ans. Suite logique de la précédente phase. Où l’enfant commence a relier son quotidien à différents apprentissages. Dans une structure de temps un peu plus construite. Mais obligatoirement logique.
  • Le développement intellectuel. De 12 à 16 ans. C’est le moment où le mentorat prend vraiment son importance. Et où la pensée abstraite devient plus accessible. Permettant ainsi une meilleure compréhension de la critique.
  • La période d’approfondissement. De 16 à environ 22 ans. Tout est déjà dit. C’est le moment où le jeunes prend les directions qui l’interpelle. Le moment où il décide de ce qu’il veut approfondir. Ou développer.

C’est donc un type de formation exigeant. Pour l’apprenant. Qui se doit de s’automotiver. S’auto-critiquer. S’auto-corriger. S’auto-stimuler. Et pour le parents. Qui doit être un exemple. De tous les jours. S’investir sans compter.

L’éducation classique.

C’est une formule éducative qui implique un projet à long terme. Plus souvent qu’autrement. Qui implique de vivre le présent en gardant un oeil sur l’avenir. Et en s’inspirant fortement du passé. Évidemment. L’objectif premier est d’apprendre à apprendre. Et à penser. Le développement de l’intellect est au coeur de la chose. Et ce en misant sur les sciences humaines. Histoire. Philosophie. Géographie. Langues anciennes. Y sont à l’honneur. Une pédagogie rigoureuse. Nécessitant un grand investissement. De temps.

La formation classique prend naissance dans le découpage des apprenants. En 4 stades d’apprentissage. Ou phases.

  • La phase pré-grammaticale. On exploite la propention naturelle de l’enfant à la découverte. Au jeu. Son aisance à accepter la nouveauté. On le guide vers une découverte du monde. À utiliser ses sens pour donner du sens. À bouger. À s’exprimer. Artistiquement. Ou autrement. Du pré-scolaire à la 2e année.
  • La phase grammaticale. On mise sur la curiosité de l’enfant. Encore présente. Mais également sur son plaisir à interagir. À communiquer. On poursuit son apprentissage du monde. En intégrant de la mémorisation. Des regroupements. On lui démontre doucement sa capacité à créer des liens. À connecter des faits. À intégrer des connaissances. On lui apprend à se reconnaître. D’un point de vue intellectuel. De la 3e année à la fin du primaire.
  • La phase logique. C’est le moment où l’on intègre des outils. Où l’on favorise l’utilisation de certaines bases communes. On l’on conduit l’élève à établir une communication plus construite. Plus réfléchie. C’est le temps des cartes géographiques. Ou thématiques. Des lignes du temps. Des présentations. Des conférences. Et des débats. Secondaire 1 et 2.
  • La phase rhétorique. Finalement. L’aboutissement du long processus de cette pédagogie. Long et exigeant. L’élève est emmené à présenter. À débattre. À exposer ses recherches. À faire des synthèses. Il se voit attitré des responsabilités. Transmet ses connaissances aussi. C’est le temps d’approfondir. De valider. De solidifier.

Confidence.

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Socrate

Et ça aura été notre coup de coeur. Bien qu’ayant choisi une méthode éclectique. Je crois que la formation de notre premier enfant aura été classique à 80-90%. Selon son niveau académique. Et ce, jusqu’en secondaire 3. Année où l’obtebtion du DES nous aura fait bifurquer. Vers un programme québécois standard.

La transition n’est pas nécessairement facile. C’est le pourquoi du long terme. Exprimé plus haut. Mais pour des familles plutôt intellectuelles. C’est un tracé magnifique. Les ressources sont nombreuses. En anglais. Soyez avertis! Mais ce n’est pas la route la plus facile. Il y a énormément de lectures. De réflexions. De recherches. De travail en solitaire aussi. De là l’importance de bien connaître votre enfant. Et de bien vous connaître.

Ah! Et il y a souvent un caractère religieux intégré. À vous de voir. Vous pouvez adapter. Enlever. Faire avec. À votre guise. Rendu là, vous avez le champs libre, n’est-ce pas?

Des ressources:

Charlotte Mason.

Un autre grand courant populaire chez nos collègues anglophones. Qu’est-ce que Charlotte Mason? Charlotte Mason se base sur l’évidence que l’enfant est une personne. Et que, comme toute personne , il forme un tout indissociable.

“Education is an Atmosphere, a Discipline, a Life.”

En fait, selon les grands principes, l’enfant absorbe beaucoup plus que seulement des connaissances. Il est affecté par son milieu. Par la discipline de vie qui lui est offert. En parts égales. En voici les grandes lignes:

  • Les living books. Ils en sont la base. Des livres significatifs. Des auteurs significatifs également. L’importance de la richesse des idées qu’ils contiennent. Auxquels s’ajoutent des narrations. De la calligraphie. De la copie. Pour développer la sphère littéraire. Et la capacité à communiquer. Et de faire des liens.
  • L’étude de la nature. Pour la découverte du monde qui entoure l’enfant. Mais également pour qu’il réalise qu’il fait partie d’un tout. Encore plus grand.
  • Les arts. Musique. Arts visuels. En favorisant favorisant l’accès aux grandes oeuvres. Et à leurs créateurs. En permettant à l’enfant de passer du temps en leur compagnie. À apprécier. À ressentir. À critiquer.
  • L’acquisition de bonnes habitudes de vie. Et leur intégration à long terme. Par divers moyens.

Charlotte Mason va donc au-delà de la simple philosophie éducative. Elle nous plonge dans une philosophie de vie. Un modèle de gestion du quotidien. Il faut être prêt à plonger. C’est certain. C’est une implication en continu. Mais c’est aussi entrer dans un monde de douceur. Où les défis sont possibles à réaliser dans le confort. C’est magnifique. Mais encore là… Pensez à vos enfants. À vous. À vos valeurs. Tout ce que je vous présente aujourd’hui a de magnifiques côtés. Offre un potentiel de réalisation. Mais reste à trouver celui qui vous permettra d’atteindre vos propres objectifs.

Pour en savoir plus, il y a Ambleside online qui est un bon point de départ.

La pédagogie par projet. Ou Unit Study.

Ici, c’est assez clair. On utilise un thème comme prétexte à l’intégration de la matière scolaire. L’intérêt. Les apprentissages interreliés permettent souvent de mieux assimiler la matière. Donc, tout peut y passer. Ou une partie seulement. L’idée est de prendre un sujet. Parce qu’il passionne l’élève. Ou parce que vous croyez qu’il peut le faire progresser. Et d’y adjoindre du matériel significatif. Dans le plus de matières possible. Afin que tout se complémente. Un peu comme les pièces d’un casse-tête. Et vienne tisser une toile. Dans la tête de votre enfant.

Un de ses grands avantages est qu’elle force l’apprenant à voir un même concept sous différents angles. À adapter sa pensée selon le contexte. L’enfant développe ainsi une souplesse intellectuelle. Les ressources sont infinies. En anglais. En français, je vous suggère de jeter un coup d’oeil du côté de Carpe Diem. Mais libre à vous de monter les projets vous-même.

Montessori. Waldorf. Reggio Emilia.

Je les mets ensemble. Ils ont tous leur petites particularités. Mais ils ont aussi des bases communes. Ce sont des noms connus de plusieurs. Parce que leur pédagogie sont appliquées dans des écoles. Publiques ou privées. Et ce, à traves le monde.

Tout d’abord. On y sent un grand respect de l’enfant. De son rythme. De sa capacité à reconnaître ses besoins. On mise sur son autonomie. L’enfant y est vu comme un tout. Intellectuel. Affectif. Physique. Créatif. Mais aussi spirituel. Et psychologique.

On protège l’enfant de la surcharge. En commençant par son environnement qui est adapté. Optimal. Naturel. Qui lui permet d’aiguiser ses sens. Graduellement.

Elles comportent, bien entendu, quelques particularités qui les distinguent. Sinon, elles n’existeraient pas.

  • L’application du curriculum. Les divisions des niveaux scolaires.
  • La méthode d’enseignement. Montessori confère plus de liberté individuelle à l’enfant. Waldorf propose plusieurs activités. Souvent en groupe. Quoique emmenées par les enfants.
  • L’imaginaire et le fantastique. Pour Montessori, il s’agit ici d’une partie de la sphère créative. Alors que pour Waldorf, ils sont une part importante du développement global de l’enfant.

Des mots-clés. Je ne m’étendrai pas sur ces trois pédagogies outremesure. Car c’est un sujet complexe que de comparer des façons de faire. Qui ont toutes du bon. Mais qui ont toutes un public cible également. Et parce que c’est un sujet largement exploité déjà. E résumé:

  • Montessori: leadership, indépendance, multi-âge, manipulation, choix, auto-correction, entraide, enseignant-guide.
  • Waldorf: individualité, exclusion technologique, nature, approche basée sur le jeu, créativité, expression, anthroposophie, enseignant-dirigeant.
  • Reggio: coopération, résolution de problèmes, résolution de conflits, éducation à la citoyenneté, portfolio, pédagogie par projet, enseignant-collaborateur.

Ouf!

Encore une fois. Ceci n’est qu’un survol. Faites vos recherches. Ciblez ce qui vous interpelle. Et allez-y à fond. Observez vos enfants. Suivez votre instinct. Et concoctez-vous une pédagogie qui vous ira bien.

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