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Copier-coller. Publier. Étiquetter. Crise d’identité.

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T’es qui toi?

On se connaît un peu. Tu me lis ici. Ou là. On se croise. Selon ce qui nous rejoint. Selon des contextes. Selon des prétextes. Je suis beaucoup de choses. Mais. Depuis cette semaine. J’ai un titre de plus. Je suis spécialisée. En affaires. Des affaires électroniques.

Tu fais quoi avec ça?

C’est une spécialité. Mais c’est aussi diversifié. Marketing. Réseau sociaux. Gestion de crises. Développement d’entreprises. Établissement d’identité. Projets web. Analyse de statistiques. Je peux même t’écouter si tu paniques. Tout ça. Oui oui, crois-moi!

Blog et bug

Je profite de mon nouveau statut. Pour amener un sujet déjà vu. Quelque chose que t’as déjà entendu. Quelque chose qui vient me chercher. Qui par moment vient me hanter. Me tourmenter. Des questions que je ne cesse de retourner. Un éventuel bug. Qui touche au blogue. À mon métier. Mais surtout à mon statut le plus précieux. Celui de maman d’enfants merveilleux.

Copier-coller

On le sait. Le net progresse. À toute vitesse. On embarque. Dans les nouveaux courants. Tout droit devant. On se questionne. Mais pas trop. Faut faire le saut. Le dernier arrivé est une poule mouillée. Les stratégies sont infinies. Mais quand ça marche…Rien ne sert d’hésiter. Quand on peut copier-coller.

Publier.

Il faut publier. Il faut se dévoiler. Se mouiller. Se livrer. Se dépasser. Il faut. Si on veut demeurer. Si on veut perdurer. Dans une mer de possibilités. Dans un éventail de nouveautés. Toutes aussi rafraîchissantes. Que la précédente. (Et je vous parle même pas de la suivante…Celle qui vous hante!)

Étiqueter.

Et vient le temps. De cliquer. De publier. De déverser. Des émotions. Des opinions. Des petits bonbons. Qui seront maintenant gravés. À jamais. Vient le temps d’assumer. Que ce n’est plus possible. De se retirer. D’effacer. De regretter. Le net a beau être mouvant. Il est aussi pesant. Immuable. Impardonnable.

À beau mentir.

L’idée n’est pas de faire peur. De partir des rumeurs. L’idée est qu’il faut éduquer. Aux possibilités. Aux éventualités. Aux conséquences. Aux contrecoups de la liberté. Il est temps d’inculquer. Que les mots employés vont résonner. Qu’ils seront déterminés. Qu’ils seront étiquetés. Tout comme ceux qu’ils concernent. Qu’ils décernent. Qu’ils gouvernent. Car il y a gouvernance. Quand le verbe atteint ce niveau d’omniprésence. D’omniscience. De vérité. D’indissociabilité.

Qui vient de loin.

Il faut éduquer. À se repérer. À s’orienter. Il faut s’entraîner. À s’exprimer. À se respecter. Dans le temps. Un nouveau temps. Marqué par l’intemporalité. L’éternité. Il faut apprendre à naviguer. Dans un monde de nouvelles destinations. Qui piquent notre curiosité. Créent des passions. 

Crise d’identité.

Je dois avouer. Que je ne peux m’empêcher d’y penser. À ce que vont entraîner. Cette facilité à s’exprimer. Cette liberté de se dévoiler. Je ne peux m’empêcher. Pour ces secrets divulgués. Pour ces histoires familiales exhibées. Sans pudeur. Pour toutes ces histoires de démesures. De luxures. Qui vont nous avoir à l’usure. Je ne peux m’empêcher d’y penser. Le net ne peut plus être rejeté. C’est un outil. Un tremplin. Un catalyseur. C’est un incontournable. Mais il faut dompter la bête. Avant que ne se termine la fête. Abruptement. Violemment. Vlan dans les dents.

Les premières fois.

Je vois. Tous les jours. Des maladresses. Sous le couvert de l’amour. De l’humour. Et je me dis. Que tôt ou tard. Elles nous rattraperont. Dans le détour. Nous sommes la premières générations. De parents. Aussi branchés. Nos enfants sont les premiers à être aussi dévoilés. Et c’est à eux que je pense. À cet avenir qui nous devance. Parfois. À cette toile. Indestructible. Qui les suivra. Qui les définira. Les portera. Ou les ralentira.

L’héritage.

Nous sommes parents. Fiers parents. Moi la première. Je ne jette pas de pierres. Mais je lève la main. Pour vous rappeler. Que vos paroles resteront. Demain. Après-demain. On ne sait jamais. Pour vous rappeler. Que peu importe ce que vous publiez. Vous devez vous rappeler. De cette notion d’infinité. De concordance. Avec ce que vous pouvez supporter. Car eux devront l’assumer. Peu importe que vous le vouliez. 

Crise d’identité.

Ce n’est pas bien sorcier. Pensez. Avant de publier. Car une fois envoyé. Dieu sait ce qui peut arriver. La notion de confidentialité… je crois qu’il est temps de la revisiter. Dans quelques années. Vos enfants. Vous mêmes. Pourriez y être confrontés. Dans quelques années. L’information sera encore plus facile à trouver. Elle aura circulé. Été partagée. Diffusée. Utilisée. Même si vous, vous l’aurez retirer. 

Beau. Bon. Pas cher.

Mon meilleur conseil. Lavez votre linge sale en famille. Il n’y a rien de pareil. Gardez-vous une intimité. Apprenez à départager. Ça coûte pas cher. Tout n’a pas à être gravé. Voyez loin. Voyez grand. Protégez-vous avec soin. Vaut mieux être trop prudent. Et continuer de nous livrer vos plus beaux moments.

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