AccueilAffaire de coeur(J18) Faites comme chez vous

(J18) Faites comme chez vous

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La bougeotte.

Plus jeune, je ne voulais pas de maison. Je voulais voyager. Bouger. Je ne voulais rien entendre de la lourde responsabilité d’être propriétaire d’une maison. Je voyais les possessions immobilières comme un poids, un boulet. Je rêvais de liberté, de grands espaces, de changements, de surprises.

Les assises.

Puis, je me suis mise à travailler de la maison. J’aimais le fait que mon atelier et mon lieu de vie se fondent l’un dans l’autre. J’aimais que mon fils courre autour de moi pendant que je travaille, j’aimais pouvoir profiter de chaque minute d’accalmie pour aller avancer un contrat, j’aimais pouvoir profiter des moments d’attente pour prendre une douche rapide ou partir une lessive. Vous savez, optimiser son temps. Je ne connais pas beaucoup de mamans qui n’aimeraient pas.

Enrichissement.

Puis fiston a grandi. L’école à la maison s’est installée chez nous comme un projet ce vie supplémentaire. Les livres, cahiers, manipulatifs sont entrés…en bonne quantité. Notre lieu de vie et de travail devenait, en plus, un lieu d’étude. L’environnement devenait de plus en plus riche. L’organisation se complexifiait. L’identité de notre chez nous se forgeait déjà un peu.

Fonder une famille.

Puis mon amoureux est arrivé dans ma vie. Et deux autres enfants ont suivi. Le foyer s’est adapté à chacun des événements qui ont marqué nos vies. L’environnement se colore de tout ce que chacun lui apporte, il se pare des essentiels pour combler les besoins de chacun aussi. Le lieu de vie a, tranquillement, commencé à prendre des allures de foyer, de maison familiale. Mon sentiment d’appartenant à ma résidence a grandi, je me suis mise à ressentir le besoin de l’habiter, pas seulement physiquement ou comme un lieu de transit, mais de l’imprégner de ce que je suis et de me laisser imprégner de ce qu’il a à me donner.

L’enveloppe.

Nous sommes en appartement. Nous ne sommes pas propriétaires. Mais au-delà des spécificités administratives, nous nous sentons de plus en plus confortables dans notre chez nous. Les odeurs, les couleurs, les sons…Notre appartement est de plus en plus réconfortants et à l’image de la vie qui est celle dont je rêve maintenant. Bien sûr, je suis comme la plupart. J’aimerais que la peinture soit à jour partout, que tous mes meubles soit confortables, beaux et exempts d’accrocs ou de taches, que mes planchers soient fraîchement sablés. J’aimerais que toutes les matières soit écologiques, éthiques et sans danger pour la santé. Que la vaisselle et la lessive soit en tout temps à jour. Que les lits soit faits en 45. Que les chats ne perdent pas de poils. Mais à quoi bon.Je sais pertinemment que, dans quelques années, beaucoup plus vite que je le souhaiterais, tous ces petits riens me manqueront énormément.

Accueillir.

Il a fallu que j’apprenne à accepter mes limites et à me motiver à relever mes propres défis. Il faut que je fasse preuve d’humilité et que j’accepte que mon intérieur ne soit pas parfait. J’ai longtemps eu, et j’ai encore, beaucoup de difficulté à accueillir des gens chez moi. Non pas que je n’aime pas recevoir, mais parce que si ce n’était que de moi, j’attendrais que tout soit parfait pour inviter des gens. Aussi bien dire que je n’aurais jamais de visite! Il y a peu de chance pour que le ménage soit convenable à mes yeux…et je ne m’en excuse plus. Ça aussi c’est à l’image de ce que nous sommes: des amoureux, des parents, des artistes, des travailleurs autonomes et une école-maison où grandissent des enfants entre 1 et 14 ans. Des gens occupés quoi!

Se relever les manches.

Je ne baisse pas les bras. Chaque jour, je cherche des moyens de rendre chaque minute plus optimale. Chaque jour, j’essaie d’imaginer des moyens de nous faciliter l’organisation. Chaque jour, j’essaie de rendre notre vie en ce lieu plus confortable. On essaie ici et là. Parfois on réussit, parfois on passe rapidement à autre chose. On profite de chaque moment pour apprendre à travailler en équipe, question d’être vraiment efficaces quand on aura notre fermette. Nous savons notre temps compté ici, ça fait partie du projet. Mais nous tenons à être bien au présent. C’est, pour nous, une façon de faciliter notre progression vers nos rêves. On voit ce moment comme un temps de formation et on en profite au max.

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Bienvenue!

 

 

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