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(J26) Chemin de traverse

Le chemin.

J’entends souvent parler de la notion du temps. De la difficulté de certains enfants à comprendre la notion abstraite du temps, à conjuguer avec un horaire. De la mauvaise habitude que d’autres, même adultes, ont à être à la dernière minute. Je dois avouer, bien humblement, que je ne suis pas la plus à l’aise avec la routine et avec un horaire. Ici, on mange quand la majorité a faim. On va dormir quand on est fatigué. Au fil du temps, j’ai appris à mieux me connaître, à savoir quels sont, pour moi, les meilleurs moments pour travailler ou me reposer. À connaître mes besoins en ce qui concerne l’alimentation ou l’activité physique. En observant mes enfants, j’ai appris à reconnaître leurs cycles personnels aussi. Bref, pour moi, la routine au quotidien, très peu.

En fait, chez nous, ce qui est primordial à l’équilibre de la cellule c’est le chemin global. L’itinéraire annuel, que l’on ponctue de bornes, ici et là. Ces bornes, ce sont nos traditions, nos rituels. Ce sont nos points de repère pour marquer le temps qui passe, certes, mais surtout pour prendre conscience de ce temps. Et pour s’arrêter. Pour célébrer la chance que nous avons d’être ensemble.

Planifier ses repères.

Il y a bien sûr certains repères généraux, communs à la majorité de la population dans notre culture: Noël, les vacances des Fêtes ou estivales, Pâques, Halloween, etc. Certains ont une origine religieuse, d’autres s’apparentent à un coup d’éclat de marketing, d’autres sont purement reliés au calendrier. Ce sont des propositions, des bornes que je qualifierais de fixes sur une route que nous sommes libres d’emprunter ou non. Pour moi, cependant, une grande partie du plaisir vient dans la planification de la route. La destination est un objectif en soi. Mais pas l’attrait principal. Du moins, pas pour moi.

Chaque famille, et même chacun des membres à l’intérieur d’une cellule familiale, a la possibilité de tracer son itinéraire. Selon ses objectifs, ses désirs, ses besoins. J’ai mes hits, mes haltes qui reviennent d’année en année. Celles qui, pour moi, sont source de réconfort et de certitude. Certitude que le passage dans cette aire de repos sera tantôt rééquilibrante, tantôt énergisante, tantôt apaisante.

Il y a aussi, dans ma route, une grande place pour la spontanéité. De la place pour une envie pressante de se retrouver, sans raison particulière. De la place pour assouvir un besoin de recul ou de ressourcement. De la place pour reprendre le pouls de la famille. De la place pour étancher notre soif. De la place pour prendre le temps de découvrir et/ou d’apprécier.

L’an nouveau.

Le marquage de l’année naissante est important pour moi. C’est le temps de clore un cycle et d’en commencer un autre. C’est un moment de prendre du recul. De se féliciter pour le chemin parcouru. De se pardonner certains écarts. La désorientation ponctuelle, aussi. C’est le temps de faire table rase et de se permettre de nouveaux rêves. Rien de bien extravagant. Pas de Pop! de champagne. En fait, libre à vous de rendre la journée effervescente. Mais ce n’est pas l’ivresse qui marque cette journée. C’est plutôt le rêve et le désir. En fait, voici ce que l’on fait chez nous le 1er janvier.

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La Chandeleur.

À cette date, c’est 40 jours qui se sont écoulés depuis Noël. 1/10 d’année. Un peu plus même. Dans une saison froide et noire comme l’hiver, c’est encourageant de fêter les jours qui s’allongent et le printemps qui se rapproche. Célébrer la lumière, même encore un peu timide. Se retrouver, se réchauffer le coeur en famille. Simplement, devant un gigantesque plat de crêpes et à la lueur des bougies. Aussi simple que ça. Rendre l’ordinaire festif pour que le reste de route hivernale à parcourir soit plus doux. Un peu.

Crêpes de la Chandeleur au millet et aux agrumes. Crédit photo Victor Lépine
Crêpes de la Chandeleur au millet et aux agrumes. Crédit photo Victor Lépine

Les équinoxes.

Les équinoxes, chez nous, sont le signal de l’entrée dans une période transitoire. Le moment où l’on prend un temps de pause et l’on se prépare, ensemble, à changer le rythme. Le moment où l’on prend conscience  de ce qui a été fait, où on évalue le bout de route parcouru et sa pertinence vis-à-vis la suite du chemin. Le temps de planifier aussi, de réitérer nos objectifs. Un temps pour travailler à la recherche d’équilibre.

Les solstices.

Les extrêmes font aussi partie de l’équilibre. Atteindre des sommets permet d’avoir une vue d’ensemble. Se retrouver au pied de la montagne permet d’élaborer des plans, de rêver grand et de définir des défis. Les solstices sont des moments qui, tantôt permettent de souligner l’entrée dans une période d’effervescence, tantôt dans une accalmie bien méritée et regénératrice. Ce sont des moments pou réaligner les énergies, qu’elles soient émotives, physiques ou intellectuelles.

L’Action de grâce.

Célébrer l’abondance. L’Action de grâce est comme une bouffée d’oxygène après la course. L’été aura été intense, le rythme effréné. La préparation, parfois éreintante, aux long mois d’hiver est déjà bien entamée. L’Action de grâce permet de remercier la vie pour les gens qu’elle a mis sur notre route, la nature pour le carburant qu’elle nous offre. Mais encore plus, cette célébration permet de prendre conscience et de nous féliciter pour le travail accompli. Ensemble.

L’Avent.

L’Avent n’est pas une fête en soi. C’est un processus, qui chez nous, nous mène vers le solstice d’hiver. Une route définie vers les profondeurs de l’hiver. Un moment où l’on se réapprivoise aussi car, après la rapidité et la frénésie de l’été, nous avons parfois besoin de nous retrouver et de nous redécouvrir. De voir comment chacun a grandi à travers les derniers mois afin d’apprécier et d’optimiser les forces de chacun.

Les anniversaires.

Les anniversaires sont parmi mes célébrations favorites. Au-delà des cadeaux et des gâteaux, ils sont l’occasion, dans nos vies qui passent si vite, de mettre en vedette une personne que l’on aime. De souligner notre appréciation pour un membre de notre famille en laissant sa couleur personnelle prendre le dessus pour la journée. Alors qu’au quotidien nous tentons d’équilibrer l’apport de chacun, le jour de son anniversaire, nous le mettons à l’avant-plan, célébrons ce qu’il est et ce qui le rend si unique. Nous sautons sur l’occasion de  le remercier pour ce qu’il apporte à chaque membre du clan et nous remémorer les meilleurs moments passés à ses côtés.

Et tous les autres…

Nul besoin de les nommer. Vous savez, toutes ces fêtes dont les couleurs et artifices ornent les tablettes des magasins au cours de l’année. Ces fêtes définies par les dictats sociaux ou commerciaux. Je n’en fais pas abstraction nécessairement. Mais encore une fois nous les soulignons le plus possible à notre façon, dans la simplicité, en mettant au premier plan les gens que l’on aime. Nous les soulignons au gré de nos envies, si elles s’insèrent dans notre vie, à ce moment précis. Pour moi, elles ont plus une valeur récréative que constructive. Il s’agit d’un divertissement. C’est agréable mais non essentiel. Un petit plaisir ponctuel, rien de plus.

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